Le (trop) vouloir gagner crée la peur de ne pas y arriver …et de perdre

J’ai aimé la posture et le comportement de Djokovic ce week-end pour la finale du tournoi de. Un niveau de jeu égal entre les 2 joueurs, tous deux méritaient la victoire. Murray a eu des balles de match, 5 en tout… et pourtant la victoire sera au bout de trois heures et demie pour le serbe.

« J’aurais très bien pu être finaliste aujourd’hui, mais je suis très fier de mon combat. » a déclaré Novak Djokovic après cette rude bataille.

Plus que les moments cruciaux, pendant lesquels il ose et son audace lui permet de prendre l’ascendant, je voudrais souligner son calme dans les moments importants.

C’est vrai qu’il s’énerve parfois, et qu’il casse des raquettes, mais comme contre Federer à l’US Open 2011, il sort le meilleur de lui même dans le « money time« . Il se bat mais il garde à l’esprit le jeu, quand peut être Andy se laisse aller à penser un peu trop … au résultat et la victoire si proche.

Nous avons pu remarquer l’agacement de l’écossais et sa débauche d’énergie dans les moments du tie break du 2e set… Andy était (trop), semble t-il,  dans le résultat, avec la frustration qui progressait  et cette envie (trop) forte de gagner. Novak, lui était focalisé sur le jeu, et ce qu’il voulait faire…

Le (trop) vouloir gagner crée la peur de perdre, ou de ne pas y arriver… trop vouloir gagner parasite le calme et la sérénité nécessaires pour être dans sa « bulle » dans les moments finaux… le (trop) vouloir déstabilise et on perds la justesse du mouvement, de la respiration, du timing…on est trop dans l’émotion, pas assez dans la précision technique…

On avait l’impression que Murray en voulait plus mais en fin de compte il perdait petit à petit la maitrise de la batterie émotionnelle, puis celle du physique (crampes) et celle du mental… Djokovic était plus centré et maitre de ses émotions, moins « spectaculaire » de l’extérieur, mais diablement efficace…

Je vois ce phénomène souvent chez les athlètes qui en « veulent» trop… un peu de détachement au moment de finir aide à garder sa fougue intacte et le geste précis.

 

Bravo à Marian Vajda qui a façonné ce remarquable compétiteur au fil des années. Bravo à la fidélité de ce joueur et son entourage pour le laisser travailler dans la durée et la confiance. Un beau duo.

 Cela me faisait aussi écho avec le reportage de football sur Canal+ sur le jeune talent  de 19 ans, Ilan Boccara,  formé au PSG et qui joue actuellement à l’Ajax ; qui semble un sacré battant, et dans le reportage, on pouvait supposer aussi un manque de maitrise, semble t-il, dans des situations un peu tendues… « le trop en vouloir… ». Un travail à effectuer pour être encore plus efficace et percer au très haut niveau.

 

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A propos jacques hervet

A unique culture A worldwide Sports top level experience combined with a corporate experience. With the profound conviction in « accompanying an athlete, is helping him to manage himself alone »
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