Chardy- Fontang et le « village gaulois » (eurosport.fr)

 

CHARDY-FONTANG ET "LE VILLAGE GAULOIS"

Quelque part dans les Pyrénées-Atlantiques, dans un village palois, deux hommes cultivent leur différence au sein de l’empire ATP. L’histoire de Jérémy Chardy et Frédéric Fontang est un aventure atypique dans le tennis français que nous a confiée ce dernier. L’idée n’est pas d’imiter Astérix et Obélix, mais plutôt de suivre le modèle Rafael Nadal-Toni Nadal, basés à Majorque. A 21 ans, Chardy possède mieux qu’une potion magique. Il est au coeur d’un projet professionnel qui se fonde "sur des valeurs humaines et un attachement fort aux racines de ceux qui y participent.Jérémy puise sa force dans notre rapport au travail. Pendant la saison, il vient se ressourcer à Pau (c’est un peu notre "village gaulois", sourit Frédéric). C’est aussi une façon de fonctionner à l’affectif."
La structure mise en place autour de Jérémy Chardy et Frédéric Fontang a grandi depuis deux ans et sa première grande perf’ à Roland-Garros (victoire sur Jonas Bjorkman au premier tour). Alain Jacquet est devenu son préparateur physique et Jacques Hervet son préparateur mental et trois autres dont Jean-Jacques Peyrotou (kiné) et Olivier Sourbès (ostéopathe). Comme les Nadal, l’idée est donc de miser sur un groupe qui partage les mêmes valeurs, quasi-familial. L’individualisation du suivi ressemble à celui des autres institutions (FFT) ou structures privées (Team Lagardère), mais la collaboration impose un travail sur le long terme. Financièrement, ce sont les résultats de Jérémy qui donne la garantie. Il y a quelques années, c’était un sacré pari. Aujourd’hui, cela semble viable. Depuis son parcours à Roland-Garros et une victoire sur David Nalbandian au 2e tour 2008, on parle plutôt de bon investissement.
Comment fonctionne ce petit monde ? La saison se découpe en trois temps : "Au début, on règle le jeu. A la fin de la série de tournoi, on effectue un travail de préparation physique", nous explique Frédéric Fontang. "Personnellement, je travaille comme un entraîneur-manager. Attention, maintenant c’est lui qui décide. Quand il a eu 17 ans, nous avons décidé de changer la donne. A partir de là, c’était à lui de prendre les décisions, notamment concernant la programmation de sa saison. De toutes façons, je ne suis pas magicien (ou "druide" nous ajoutons), c’est à lui de franchir chaque étape."
 
 
 
 
LES TEMPS FORTS EN 2008
L’année commence dans la douleur avec une blessure aux abdominaux qui le prive d’une participation correcte à l’Open d’Australie. Il perd au premier tour des qualifications. "C’est un moment important", souligne Fontang, "car il prend conscience de l’investissement personnel nécessaire pour poursuivre sa carrière chez les pros. C’est en ce début de saison qu’il s’est convaincu qu’il pouvait entrer dans le top 100."
Le déclic de la saison, c’est le tournoi de Marrakech. Il perd en finale devant Gaël Monfils (deux tie-breaks), mais la saison est lancée.
Roland-Garros. Avant le tournoi, Jérémy est prudent : "A choisir, je préfèrerais prendre un joueur abordable plutôt que de prendre tout de suite une tête de série sur un gros court. En tous cas, les 5 sets ne me font pas peur. Surtout avec mon jeu offensif, basé sur la filière courte." Pendant le tournoi, il sort Frederico Gil au premier tour, et réussit la plus belle perf’ de sa jeune carrière face à David Nalbandian, en cinq sets, confirme contre Dmitry Tursunov et échoue après un match tendu devant Nicolas Almagro. Comment gérer l’effet médiatique autour de ce parcours ? C’est ce qu’a retenu Fontang : "Après un relâchement compréhensible à Wimbledon, il a plutôt bien digéré l’histoire. Nous y avons bien travaillé. Comme Jérémy est quelqu’un de naturel et d’humble, il a beaucoup appris notamment en discutant avec Jacques Hervet."
"Il a prouvé l’an passé qu’il pouvait gagner sur toutes les surfaces avec son jeu d’attaquant et sa vitesse d’exécution" , précise Fontang. Sa victoire sur Igor Andreev, 19e mondial, au 2e tour à Moscou l’a conforté.
 

 

PERSPECTIVES

Frédéric Fontang : "En 2009, nous allons travailler dans la continuité de ce que nous avons fait ces dernières années. Il va réduire son nombre de tournois au calendrier (28 tournois en 2008). L’idée est de travailler la constance. Les top 10 sont les plus constants. Être plus solide au filet, travailler son chop, voilà quelques pistes de travail."

source:

http://www.eurosport.fr/dans-le-chaudron-de-chardy_sto1807400/flashnews.shtml

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A propos jacques hervet

A unique culture A worldwide Sports top level experience combined with a corporate experience. With the profound conviction in « accompanying an athlete, is helping him to manage himself alone »
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