« Je grandis avec les échecs »

 « Je grandis avec les échecs »

 
J’aime cette phrase de Nicolas Bezy, jeune ouvreur du Stade Toulousain
Quand je lis la phrase de Nicolas Bezy, jeune ouvreur du Stade Toulousain, elle me renvoie à la dynamique de l’apprentissage du haut niveau.
On n’aime pas les échecs… et pourtant c’est en apprenant de ceux-ci que nous progressons, …a condition de les comprendre… de les travailler…de combattre les résistances à ne pas changer…de continuer à travailler … pour afin mieux les éviter par la suite…
 
Souvent, l’observateur extérieur est pressé de juger de l’évolution des jeunes athlètes … souvent « la presse est …  pressée » de faire ce jugement et de mettre des étiquettes… l’entourage aussi…
Que faire de face à cette oscillation des observateurs ?… de l’euphorie de la victoire ou du dénigrement de la défaite. Porté aux nues et envoyé aux oubliettes… ? Y a-t-il un juste milieu  à trouver ?
 
Le manager d’une équipe sait … : être dans le jeu, le calme de l’intention, …et juste faire, être dans l’action du match … comme pour Laurent Blanc et sa jeune équipe de France de football…il reste à donner un discours extérieur pour mieux faire temporiser la presse…et travailler dans son vestiaire et sur le terrain pour progresser.
 
Comme le soulignait justement Benoit August, talonneur du BO, « si on a si tendance à dramatiser après une défaite, il ne faut pas s’enflammer après une victoire…il faut continuer à travailler. »
 
Pour Nicolas Bezy, on aurait pu tirer des conclusions sur son cas… mentalement ? Faible ?
« La pression était trop intense »…
Lui, compétiteur avant tout, comme le souligne son co-équipier Yannick Jauzion, sait qu’il a commis une erreur. Et on apprend de ses erreurs. « Je vise le poteau droit parce que j’ai naturellement tendance à partir à gauche… »… 
Peut être ici un aveu d’un manque de confiance en lui dans ce geste ultime …il rappelait que « lors de certains entrainements, je n’arrive à rien cela peut survenir en match. Cela a marché contre Paris (la semaine précédente) mais il y aura des rencontres où je passerais à côté » il se connait sûrement en  sa marge de progression. …
 
Car mentalement, il se disait prêt « je voulais taper cette transformation. J’ai buté tout le match, c’était à moi de prendre cette responsabilité" je suis déçu de la manquer, déçu pour l’équipe. C’était un coup de pied décisif. »
Il sait «qu’il  a loupé quelque chose d’important »…
 
Et pourtant ce qui est le plus important c’est ce qu’il va en faire maintenant…
De retour au stade d’entrainement.
Pour ne pas faire de cet échec un disque rayé qui reviendra régulièrement, et pour éviter ce genre de désagrément que l’on n’aime pas quand on tape pour la gagne, il va passer du temps à travailler … et peut être se faire confiance et viser au milieu des poteaux ?
 
Ce qui aussi important, c’est qu’il aura l’appuie de ses coéquipiers et de son staff. « Il va continuer à travailler » assène Guy Noves, qui en vu d’autres… comme Kelleher qui se soutient « ne t’inquiète pas… Il a notre confiance». Et ce dimanche pour sa rentrée contre La Rochelle, le public, fin connaisseur, lui a aussi montré sa confiance en l’acclamant à son entrée.
 
La parole à Felipe Massa, coureur de F 1, pour finir et sa philosophie de vie :
« Nous devons considérer ce fait de course comme un bon exemple de ce qui rend plus fort et pas pour se chercher des excuses. Si on gagne, on gagne. Si on perd, on perd. Si on fait une erreur, on fait une erreur. C’est comme ça…
 Je ne suis pas le genre de personne qui ramène ses désillusions dans sa vie parce qu’après, on devient une personne amère et frustrée. Ça donne juste de l’expérience. Parfois la vie vous apporte quelque chose que vous n’attendez pas…
Tout cela montre qu’il ne faut jamais abandonner. Les bonnes choses peuvent arriver même dans les derniers tours d’un GP ou dans le dernier virage du Championnat. Tout se décide au terme de 18 courses. Donc, si vous perdez un point, même un seul point, cela peut suffire à vous faire perdre le Championnat au bout du compte, Mais je pense que tout ça a constitué un coup de pouce pour ma préparation. Je veux être plus coriace, plus compétitif, remporter plus de courses et me battre encore pour le titre

 

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A propos jacques hervet

A unique culture A worldwide Sports top level experience combined with a corporate experience. With the profound conviction in « accompanying an athlete, is helping him to manage himself alone »
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